Alimenter le débat

Publié le par luc grimonprez

Le texte de Pierre Larrouturou parru dans Libé pose à mon avis des questions de fond sur ce que doit être une politique de gauche aujourd'hui, s'opposant à des conceptions considérées comme de bon sens y compris par certains au PS.
ainsi l'affirmation que la réduction du temps de travail n'est pas une erreur économique et que l'horizon des salariés n'est pas le retour innéluctable au 40 heures et à la retraite à 65 ans avec un pouvoir d'achat de plus en plus détérioré me semble salutaire et indispensable...
Ce texte ouvre le débat à gauche à nous de nous en emparer  ! 
Luc G.
 
"L’hyperlibéralisme nous conduit dans le mur"
Recueilli par VITTORIO DE FILIPPIS       QUOTIDIEN : samedi 1 décembre 2007 

Parler de l’effondrement du système capitaliste comme vous le faites dans votre livre et dire que la crise de 1929 est devant nous, n’est-ce pas exagéré ?
Comme le dit l’agroéconomiste Lester Brown, nous sommes sur des "trajectoires d’effondrement". Aucune des tendances actuelles n’est durable. C’est vrai de la crise sociale, de la crise financière et, bien sûr, de la crise écologique. Nous sommes au bout d’un système. Il est urgent de construire une alternative globale. [...]Au prix d’un endettement sans précédent. Les libéraux passent leur temps à critiquer la dette des Etats. Mais le plus grave c’est sans doute l’envolée de la dette privée, celle des ménages. Dans de nombreux pays, le seul ressort de la croissance est l’endettement des ménages. La crise des crédits subprimes aux Etats-Unis en est une preuve : tout a été imaginé pour pousser les ménages à s’endetter sur des montants incroyablement élevés et sur des périodes extrêmement longues.Cette crise n’est qu’un début.[...]
Pas une seule convention depuis cinq ans, est-ce un élément d’explication de la défaite du PS aux présidentielles ?
C’est la principale explication.
[...]J’ai sous les yeux le programme du "grand forum de la rénovation", que la direction du PS organise le 15 décembre. Le menu est alléchant : "Les socialistes et le marché. Quels modèles de croissance justes et durables aujourd’hui ? Une stratégie économique nationale et européenne offensive pour un socialisme moderne." Hélas, le grand forum commence à 10 heures et il s’achève à… 13 heures ! Trois heures de débat pour actualiser l’ensemble du projet économique du PS. Je suis peut-être un peu lent intellectuellement, mais je ne suis pas totalement certain que trois heures soient suffisantes pour actualiser notre projet économique.[...]
Que faites-vous pour faire bouger les lignes au sein du PS ?
Avec douze parlementaires, des premiers fédéraux, des élus et des militants, nous lançons une pétition pour que le PS se mette enfin au boulot, et qu’il s’ouvre à tous ceux qui veulent construire le progrès social. Les idées de gauche sont plus complexes que celles de droite. 

La pétition est sur www.nouvellegauche.fr

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Publié dans Questions d'économies

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L
je pense que ce qui satitsfait l'UMP actuellement c'est l'absence du PS sur tous les fronts...les réformes s'enchainent et l'on entend pas nos dirigeants et encore moins les propositions alternatives, le constat que fait Pierre Larouturou sur l'absence de travail sur les questions de fonds au PS est un constat que nous avons tous pu faire lors de la campagne présidentielle, ainsi nous étions contre la réforme Fillon sur les retraites mais nous n'avions aucune proposition claire et portée par l'ensemble du parti...et ce qui est consternant aujourd'hui c'est que lors du mouvement des cheminots nous n'avons rien eu à dire de plus que ontre désacord sur la forme...<br /> ma partcipation active à la commission fédérale éducation pour la péparation du projet (dont l'éducation devait être le coeur) et la déception face au texte proposé par le national au final me porte à penser que les critique de P.Larouturou sont fondées pour l'essentiel et méritent au moins une réponse argumentée du national...
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V
Je suis toujours d'accord sur le principe d'ouvrir la discussion. Il faut un vrai débat, certes, mais je m'interroge sur l'efficacité de la manière employée. Faire signer une pétition pour se faire entendre, oui. Secouer les puces de temps en temps, oui. Mais malmenner ainsi nos responsables, en les accusant de ne rien faire, je trouve cela limite. Cela peut provoquer des fractures grâves entre toutes les tendances au sein du parti. La division du PS, n'est-ce-pas ce que souhaite la droite, et l'UMP en particuliers ?
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